Contre La Pollution !!!  
 
  Changements climatiques en Asie 04/12/2016 16 04 16 (UTC)
   
 

Si la prise de conscience mondiale relative au changement climatique augmente, certaines régions du monde souffrent déjà de ses conséquences. Dans l'une de ces régions, aux Philippines, l'Organisation Internationale du Travail (OIT) a lancé un nouveau projet pour atténuer l'impact du changement des constantes climatiques sur l'économie locale. Cette expérience illustre le défi que représente l'adaptation au changement climatique ; ce fût l'un des thèmes à l'ordre du jour des discussions qui ont réunit 2 500 participants à Bangkok jusqu'au 9 octobre afin de préparer la Conférence des Nations Unies sur le changement climatique, prévue à Copenhague en décembre.

Gingging Poyo câline son bébé à la fin d'une journée de travail. La jeune mère, âgée de 31 ans, fait partie du personnel d'entretien du site du lac de Jabonga. «J'ai grandi ici, c'est pourquoi j'ai décidé de m'y installer avec ma famille», dit-elle.

Jabonga, l'une des 11 villes situées dans la province philippine d'Agusan del Norte, semble présenter de nombreux atouts naturels pour une jeune famille : des paysages de montagne, des rochers, des grottes sous-marines, des cascades, des sites de plongée et un lac d'eau douce. Cependant, la modification du climat à Jabonga affecte de nombreux résidents, y compris Gingging et sa famille.

«Nous subissons de fortes inondations en raison de violentes pluies et de typhons. La météo est imprévisible. Il faut environ deux à trois mois pour que le niveau de l'eau baisse, explique Gingging. Mes enfants ne peuvent pas aller à l'école. Nous dépendons du maigre revenu que mon mari tire de la pêche, mais il ne peut même pas sortir de la maison pour aller travailler. Nous n'avons rien à manger. Nous n'avons d'autre choix que d'utiliser des conserves et de compter sur l'aide alimentaire.»

Le maire de Jabonga, M. Glicerio Monton Jr confirme. Il constate les effets du changement climatique sur les communautés de l'Agusan del Norte qui dépendent pour beaucoup de la pêche et de l'agriculture. «Le changement climatique entraîne d'ores et déjà son lot de graves inondations à Jabonga, de 4 à 5 mètres de haut, souvent entre décembre et février. Les gens n'ont aucune source de revenu. Nous devons compter sur nos propres recettes locales pour offrir des emplois temporaires», explique-t-il.

«Avant, seulement 20 pour cent des eaux du lac ou de la mer se déversaient jusqu'aux zones exploitées par la communauté, aujourd'hui on est passé à environ 80 pour cent. Cela a affecté la production agricole de riz, de maïs, de légumes et d'arbres fruitiers.»

L'expérience de Jabonga montre combien le changement climatique affecte profondément la vie des gens – pas seulement au plan environnemental mais socialement, économiquement et politiquement. Les répercussions de ces changements seront débattues au cours des discussions de Bangkok sur le changement climatique, la dernière d'une série de réunions préparatoires de la Convention-cadre des Nations Unies sur le changement climatique (CCNUCC). La réunion de Bangkok, du 23 septembre au 9 octobre, avec environ 2 500 participants, prépare la Conférence des Nations Unies sur le changement climatique qui se tiendra à Copenhague du 7 au 18 décembre 2009.

Près d'un tiers des terres de l'Agusan del Norte est classé comme terres agricoles et la province est l'un des plus gros producteurs de riz des Philippines. Les principales autres récoltes sont la noix de coco, le maïs, la mangue, la banane et les légumes. Récemment, le changement climatique a provoqué la chute de la production alimentaire, suscitant l'inquiétude quant aux graves conséquences pour les communautés les plus pauvres.

Mme Modesta Lim, Présidente de Femmes dans le développement des petites entreprises à Caraga, Inc. (WISE-DEV), confirme que le changement climatique crée une véritable menace sur la production alimentaire et les moyens de subsistance des femmes au sein de la communauté. WISE-DEV, qui fut fondé en1976, aide les femmes de la région d'Agusan del Norte en les initiant à de nouveaux moyens de subsistance et les formant à de nouvelles compétences.

«Nous organisons les femmes du secteur informel. Nous avons reçu un premier financement du ministère du Travail et de l'Emploi pour dispenser une formation pour le traitement des aliments. Les femmes ont pu gagner leur propre argent et épargner pour leur famille», a précisé Mme Lim.

Cependant, les choses changent. «Les pluies diluviennes et les inondations gigantesques ont provoqué une substantielle hausse des prix des ingrédients comme la farine. Les femmes qui dépendaient principalement de l'agriculture pour gagner leur vie parce que leurs maris travaillaient comme fermiers nous empruntent de l'argent en raison des maigres récoltes. A la fin, elles ont du mal à rembourser leur crédit et à épargner pour leur famille», ajoute Mme Lim.

«Malheureusement, les fermiers pauvres qui vivent souvent dans des zones exposées aux inondations ne dépendent que de leur maigre revenu tiré de l'agriculture et n'ont pas les moyens de s'acquitter du coût d'adaptation», a déclaré Mme Linda Wirth, directrice du Bureau sous-régional de l'OIT pour l'Asie du Sud-Est et le Pacifique, à Manille. «Des moyens de subsistance alternatifs et des conditions favorables à la mise en place de ces alternatives deviennent donc nécessaires.»

En réponse, à la fin d'août 2009, l'OIT a lancé un projet intitulé «Communautés agricoles résistant au climat dans l'Agusan del Norte grâce à des mécanismes novateurs de transfert des risques». Le projet, d'une durée de trois ans, est financé par le gouvernement espagnol grâce au fonds pour la réalisation des Objectifs du millénaire pour le développement ; il est mis en œuvre en partenariat avec le ministère du Travail et de l'Emploi, le ministère du Commerce et de l'Industrie, et avec le gouvernement provincial de l'Agusan del Norte.

«Nous reconnaissons la nécessité d'une approche intégrée et globale pour se préparer au changement climatique à long terme. Ce projet va examiner l'adaptation à l'évolution du climat sous tous ses angles, non seulement environnemental mais aussi social, économique et politique. Des recherches, l'élaboration de lignes de conduite ainsi qu'un travail de plaidoyer seront menés en parallèle à la formation, au développement des qualifications et de l'entreprise», a indiqué Linda Wirth.

Ces interventions pratiques, associées à la perspective d'une action politique internationale, donnent de l'espoir à ceux qui veulent préserver leur mode de vie et combattre les répercussions négatives du changement climatique. Le projet fait partie du programme global du Bureau International du Travail sur les emplois verts qui est actuellement en vigueur dans une dizaine de pays. «J'espère qu'il y aura de nouveaux emplois, de meilleure qualité, dans notre communauté», confie Gingging en embrassant son bébé. «Je prie pour que mon enfant puisse avoir une bonne éducation en dépit de notre situation.»

Cette année sera cruciale dans les efforts internationaux pour faire face au changement climatique. Le Secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon l'a dit aux dirigeants mondiaux réunis au sommet de New York sur le changement climatique le 23 septembre: «Vos paroles ont été entendues partout dans le monde. Faisons maintenant en sorte que nos actions soient visibles. Il ne nous reste que peu de temps. La possibilité et la responsabilité d'éviter un changement climatique catastrophique est entre vos mains.»







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LES NORMES EN VIGUEUR, Y COMPRIS LES NOUVELLES NORMES EUROPPEENNES POSENT PROBLEME POUR PLUSIEURS RAISONS :

- D'abord, seuls les rejets dans l'atmosphère sont pris en compte dans le calcul des rejets d'un incinérateur. Or, d'après Greenpeace [1], " La réduction des émissions de dioxine et des métaux lourds dans les fumées semble avoir abouti à un accroissement parallèle du re largage de ces substances dans les cendres résiduelles, qui contaminent notre environnement".

Conclusion : les quantités de polluants rejetées dans l'environnement sont largement sous-estimées.

- Par ailleurs, selon le même rapport, Les nouvelles directives européennes n'ont pas formulé leurs objectifs de réglementation et de contrôle en fonction des impacts sur la santé humaine, mais en fonction de la faisabilité technique.

Cela signifie que les normes s'alignent sur les évolutions techniques en matière de traitement des fumées. Elles ne s'alignent pas sur les recherches en matière de santé.

Pour preuve, la lettre du SMVO de mai 2000 présente un tableau qui compare les rejets garantis par le projet d'incinérateur géant et les normes. Dans ce tableau, on constate qu'une installation à la pointe de la technique parvient tout juste à respecter les normes, dans le meilleur des cas pour les molécules dangereuses comme les dioxines et les furannes, de nombreux métaux lourds (Sb, As, Pb, Cr, Co, Cu, Mn, Ni, V, Sn, Se, Te), les chlorures d'hydrogène, l'oxyde d'azote et d'autres polluants.

- Concernant les rejets dans l'atmosphère, l'incertitude sur les quantités de polluants relargués est liée à la méthode de mesure. En Belgique une étude a montré que la technique de mesure des dioxines sur quelques heures (18 heures dans l'étude) avait sous estimé les émissions de dioxines par un facteur trente à cinquante. Or en France les mesures ont lieu sur des périodes de 6 à huit heures.

En conclusion, il est permis de douter des garanties données par un constructeur en matière de quantité de polluants rejetés dans l'atmosphère.

- Une étude publiée par The Lancet en mai 2001 (cette revue fait autorité au niveau mondial en matière d'études épidémiologiques) montre que même des doses de polluants très faibles ( en dessous des normes ) entraînent des modifications biologiques et des conséquences négatives pour la santé.
  ( Pollution ! )
Être exposé aux polluants atmosphériques c'est entrer en contact avec eux par l'intermédiaire de l'air ambiant. L'effet sanitaire éventuel est lié, notamment à la "dose absorbée". Cette dose est éminemment difficile à mesurer (Plan Régional IDF sur la Qualité de l'Air - PRQA, 1999)
L'impact de la pollution dépend de notre état de santé, de la concentration des polluants dans l'air, de la durée d'exposition, et de l'importance des efforts physiques que nous réalisons.
Ces quatre facteurs sont très importants dans l'évaluation précise de risques sanitaires liés à la pollution chez un individu. Et, ce dernier point est particulièrement sensible dans les zones de loisirs où les activités physiques et sportives sont nombreuses et les enfants plus fragiles présents.

Les véhicules de type diesel sont fortement émetteurs d'oxydes d'azote et de particules fines. En effet, les diesels émettent 30 à 100 fois plus de particules que les véhicules à essence, ce qui constitue 90 % des particules émises par l'ensemble des véhicules !
La composition des particules qui sont présentes dans l'atmosphère reste complexe à déterminer vu qu'elles résultent de mélanges de substances et d'agrégats dont l'origine, la granulométrie et la composition chimique varient en fonction du temps et de l'environnement.
On peut ainsi y relever du carbone, des composés minéraux d'origine tellurique ou anthropique (métaux, sels, nitrates, sulfates, composés organiques : Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques (HAP)).
L'adjonction d'additifs dans le gazole pour le rendre plus performant est également à l'origine de la toxicité des particules. Les sulfates et le carbone restent les constituants principaux des particules. De plus, celles qui sont émises par les différentes sources se modifient au cours de leur passage dans l'atmosphère. Par exemple, une particule carbonée d'origine diesel de 0,1 micromètre (µm) peut s'agglomérer avec d'autres particules et s'enrober de nitrates et de sulfates provenant de la transformation chimique des polluants gazeux.
  ( Pollution de l'air )
Dorénavant, les médias relatent quotidiennement les problèmes environnementaux. Les occasions sont malheureusement devenues multiples et la pollution atmosphérique s'impose comme un sujet qui préoccupe de plus en plus les citoyens, les journalistes, les politiques et les gouvernements.
A ce titre, les alertes sont nombreuses comme en témoigne la presse : "En Île-de-France AIRPARIF recommande aux personnes à risques (jeunes enfants, personnes asthmatiques ou allergiques, insuffisants respiratoires chroniques, personnes âgées... ) d'éviter toute activité physique intense et de respecter scrupuleusement les traitements médicaux en cours" (TF1, le 18 juillet 1999) ; "La pollution atmosphérique s'est aggravée en Île-de-France : Tous les éléments étaient conjugués pour que des pics de pollution atmosphérique soient à nouveau enregistrés (...) une météo défavorable, avec du soleil et un vent faible, une circulation routière très intense" (Le Monde, le 30 juillet 1999).

Ces deux extraits de presse écrite et de journal télévisé rendent compte des quatre composantes de la pollution atmosphérique :

* celle-ci est nuisible à la santé des personnes sensibles et vulnérables,
* les activités sportives leur sont déconseillées,
* elle se traduit par des " pics " lors de situations météorologiques anticycloniques,
* elle émane majoritairement du trafic routier.

L'état de la qualité de l'air en Île-de-France est donnée par le réseau de surveillance AIRPARIF.

Ces informations et ces préoccupations relativement récentes (elles datent d'une vingtaine d'années environ) attestent du renforcement des réseaux de mesures de la pollution atmosphérique et expliquent les agitations politiques et gouvernementales.
La journée annuelle "En ville sans ma voiture" dont les avantages ne sont pas perçus unanimement en est un exemple tout comme les efforts très récents des constructeurs automobiles qui nous proposent enfin des moteurs alternatifs (hybrides, électriques...).

Tandis que la loi sur l'air et l'utilisation rationnelle de l'énergie fut promulguée fin 1996, la même année les programmes PRIMEQUAL (qui a pour objectif de dresser un état des connaissances sur les différents aspects de la pollution atmosphérique) et PREDIT (focalisé sur la pollution des transports terrestres) se sont associés sous le terme PRIMEQUAL-PREDIT, programme national de recherche pour une meilleure qualité de l'air à l'échelle locale. Ceci, afin de maintenir la cohérence de toutes les recherches menées dans le domaine de la pollution de l'air urbain. De plus, l'année 1999 a vu apparaître les Plans Régionaux pour la Qualité de l'Air (PRQA) qui répertorient sur une échelle régionale les principaux polluants atmosphériques et l'évolution des sources d'émissions.
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