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  Super-éruptions 04/12/2016 16 04 14 (UTC)
   
 
Super-éruptions, climat et survie de l'espèce humaine face à la chute brutale des températures
Eruption du Mont St Helens le 18 mai 1980
Crédit : USGS/Austin Post

L'éruption explosive du Mont Pinatubo en 1991 a dégagé suffisamment de composés de souffre dans la stratosphère pour réduire de manière substantielle la quantité de lumière solaire qui atteint la surface de la Terre. En réponse à l'augmentation de la réflectivité de la planète, la température de surface s'est refroidie d'environ 0,3°C en 1992, avec un retour à la normale des températures en 1994. Mais que se passerait-t-il si une éruption beaucoup plus importante se produisait ?

Il y a environ 74 000 ans, une « super-éruption » s'est produite en Indonésie, l'éruption connue la plus importante de ces 100 000 dernières années. L'éruption de Toba fut énorme, projetant environ 1 000 fois plus de roches que l'éruption du Mont Ste Hélène en 1980. Des poussières emprisonnées à l'intérieur de glaces polaires montrent que les matériaux projetés se sont répandus tout autour de la planète, indiquant ainsi que l'éruption a injecté des matières solides dans la stratosphère, lieu où le climat peut être fortement affecté. Dans quelle mesure et pour combien de temps l'éruption de Toba a-t-elle eu de véritables effets sur le climat et la vie à la surface de la Terre ? Ceci a fait l'objet d'intenses débats.

Récemment, un modèle climatique ultra-moderne a été utilisé pour examiner la question. L'étude comprenait des modèles développés par le Centre National pour la Recherche Atmosphérique à Boulder, au Colorado et par l'Institut Goddard des Etudes Spatiales (GISS) de la NASA à New York. Ce sont les mêmes modèles qui ont été utilisés pour les prévisions à court terme des études sur le réchauffement planétaire.
Dans ce cas, ils ont simulé les réponses à une énorme éruption volcanique pour tester comment différents processus pourraient affecter la réaction climatique. En tenant compte de la taille présumée de l'éruption et des processus contenus dans les modèles, le refroidissement planétaire maximum moyen était de 8 à 17°C. C'est un changement énorme, qui représente environ 10 à 20 fois la taille du réchauffement depuis l'ère de l'industrialisation et environ la même ampleur que la transition vers une période glaciaire. Parmi les résultats les plus intéressants, on trouve qu'en réaction à la faible quantité de lumière solaire capable de pénétrer l'épaisse couverture de cendres et de particules dans l'atmosphère, des arbres à larges feuillages persistants et les arbres tropicaux caduques disparaissaient virtuellement pour plusieurs années. Cependant, le climat de la Terre revenait quasiment à la normale au bout d'une décennie dans la majorité des simulations.

Le rafraîchissement de la Terre durait plus longtemps dans les simulations des modèles du GISS, ce dernier comprenant toutefois des réactions chimiques interactives dans l'atmosphère. Ceci a joué un rôle important car la projection de matières volcaniques était si importante dans l'éruption de Toba que des processus chimiques ont été saturés, conduisant à une présence plus longue de particules contenant du souffre dans la stratosphère. Ceci a rallongé le rafraîchissement planétaire extrême si bien que dans ces simulations, la Terre restait au moins 10°C plus fraîche que la normale pendant une décennie entière.

Dans aucune des simulations n'est apparu la formation d'une pellicule de glace car les changements climatiques ne persistaient pas suffisamment longtemps. Ainsi donc, les résultats ne confirment pas la théorie selon laquelle la super éruption aurait entraîné une période glaciaire. Cependant, un « hiver volcanique » se produisant soudainement et durant une ou deux décennies pourrait toujours avoir des conséquences désastreuses pour la vie à la surface, avec des diminutions massives et abruptes de la production alimentaire et l'extinction potentielle de certaines espèces. En réalité, il y a des preuves que de telles extinctions et la présence d'un « goulot d'étranglement génétique » de la population humaine coïncident avec l'éruption. Les résultats suggèrent ainsi qu'une réaction soudaine et grave du climat à la super-éruption de Toba peut avoir balayé une grosse partie de la population humaine mondiale à cette époque.







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LES NORMES EN VIGUEUR, Y COMPRIS LES NOUVELLES NORMES EUROPPEENNES POSENT PROBLEME POUR PLUSIEURS RAISONS :

- D'abord, seuls les rejets dans l'atmosphère sont pris en compte dans le calcul des rejets d'un incinérateur. Or, d'après Greenpeace [1], " La réduction des émissions de dioxine et des métaux lourds dans les fumées semble avoir abouti à un accroissement parallèle du re largage de ces substances dans les cendres résiduelles, qui contaminent notre environnement".

Conclusion : les quantités de polluants rejetées dans l'environnement sont largement sous-estimées.

- Par ailleurs, selon le même rapport, Les nouvelles directives européennes n'ont pas formulé leurs objectifs de réglementation et de contrôle en fonction des impacts sur la santé humaine, mais en fonction de la faisabilité technique.

Cela signifie que les normes s'alignent sur les évolutions techniques en matière de traitement des fumées. Elles ne s'alignent pas sur les recherches en matière de santé.

Pour preuve, la lettre du SMVO de mai 2000 présente un tableau qui compare les rejets garantis par le projet d'incinérateur géant et les normes. Dans ce tableau, on constate qu'une installation à la pointe de la technique parvient tout juste à respecter les normes, dans le meilleur des cas pour les molécules dangereuses comme les dioxines et les furannes, de nombreux métaux lourds (Sb, As, Pb, Cr, Co, Cu, Mn, Ni, V, Sn, Se, Te), les chlorures d'hydrogène, l'oxyde d'azote et d'autres polluants.

- Concernant les rejets dans l'atmosphère, l'incertitude sur les quantités de polluants relargués est liée à la méthode de mesure. En Belgique une étude a montré que la technique de mesure des dioxines sur quelques heures (18 heures dans l'étude) avait sous estimé les émissions de dioxines par un facteur trente à cinquante. Or en France les mesures ont lieu sur des périodes de 6 à huit heures.

En conclusion, il est permis de douter des garanties données par un constructeur en matière de quantité de polluants rejetés dans l'atmosphère.

- Une étude publiée par The Lancet en mai 2001 (cette revue fait autorité au niveau mondial en matière d'études épidémiologiques) montre que même des doses de polluants très faibles ( en dessous des normes ) entraînent des modifications biologiques et des conséquences négatives pour la santé.
  ( Pollution ! )
Être exposé aux polluants atmosphériques c'est entrer en contact avec eux par l'intermédiaire de l'air ambiant. L'effet sanitaire éventuel est lié, notamment à la "dose absorbée". Cette dose est éminemment difficile à mesurer (Plan Régional IDF sur la Qualité de l'Air - PRQA, 1999)
L'impact de la pollution dépend de notre état de santé, de la concentration des polluants dans l'air, de la durée d'exposition, et de l'importance des efforts physiques que nous réalisons.
Ces quatre facteurs sont très importants dans l'évaluation précise de risques sanitaires liés à la pollution chez un individu. Et, ce dernier point est particulièrement sensible dans les zones de loisirs où les activités physiques et sportives sont nombreuses et les enfants plus fragiles présents.

Les véhicules de type diesel sont fortement émetteurs d'oxydes d'azote et de particules fines. En effet, les diesels émettent 30 à 100 fois plus de particules que les véhicules à essence, ce qui constitue 90 % des particules émises par l'ensemble des véhicules !
La composition des particules qui sont présentes dans l'atmosphère reste complexe à déterminer vu qu'elles résultent de mélanges de substances et d'agrégats dont l'origine, la granulométrie et la composition chimique varient en fonction du temps et de l'environnement.
On peut ainsi y relever du carbone, des composés minéraux d'origine tellurique ou anthropique (métaux, sels, nitrates, sulfates, composés organiques : Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques (HAP)).
L'adjonction d'additifs dans le gazole pour le rendre plus performant est également à l'origine de la toxicité des particules. Les sulfates et le carbone restent les constituants principaux des particules. De plus, celles qui sont émises par les différentes sources se modifient au cours de leur passage dans l'atmosphère. Par exemple, une particule carbonée d'origine diesel de 0,1 micromètre (µm) peut s'agglomérer avec d'autres particules et s'enrober de nitrates et de sulfates provenant de la transformation chimique des polluants gazeux.
  ( Pollution de l'air )
Dorénavant, les médias relatent quotidiennement les problèmes environnementaux. Les occasions sont malheureusement devenues multiples et la pollution atmosphérique s'impose comme un sujet qui préoccupe de plus en plus les citoyens, les journalistes, les politiques et les gouvernements.
A ce titre, les alertes sont nombreuses comme en témoigne la presse : "En Île-de-France AIRPARIF recommande aux personnes à risques (jeunes enfants, personnes asthmatiques ou allergiques, insuffisants respiratoires chroniques, personnes âgées... ) d'éviter toute activité physique intense et de respecter scrupuleusement les traitements médicaux en cours" (TF1, le 18 juillet 1999) ; "La pollution atmosphérique s'est aggravée en Île-de-France : Tous les éléments étaient conjugués pour que des pics de pollution atmosphérique soient à nouveau enregistrés (...) une météo défavorable, avec du soleil et un vent faible, une circulation routière très intense" (Le Monde, le 30 juillet 1999).

Ces deux extraits de presse écrite et de journal télévisé rendent compte des quatre composantes de la pollution atmosphérique :

* celle-ci est nuisible à la santé des personnes sensibles et vulnérables,
* les activités sportives leur sont déconseillées,
* elle se traduit par des " pics " lors de situations météorologiques anticycloniques,
* elle émane majoritairement du trafic routier.

L'état de la qualité de l'air en Île-de-France est donnée par le réseau de surveillance AIRPARIF.

Ces informations et ces préoccupations relativement récentes (elles datent d'une vingtaine d'années environ) attestent du renforcement des réseaux de mesures de la pollution atmosphérique et expliquent les agitations politiques et gouvernementales.
La journée annuelle "En ville sans ma voiture" dont les avantages ne sont pas perçus unanimement en est un exemple tout comme les efforts très récents des constructeurs automobiles qui nous proposent enfin des moteurs alternatifs (hybrides, électriques...).

Tandis que la loi sur l'air et l'utilisation rationnelle de l'énergie fut promulguée fin 1996, la même année les programmes PRIMEQUAL (qui a pour objectif de dresser un état des connaissances sur les différents aspects de la pollution atmosphérique) et PREDIT (focalisé sur la pollution des transports terrestres) se sont associés sous le terme PRIMEQUAL-PREDIT, programme national de recherche pour une meilleure qualité de l'air à l'échelle locale. Ceci, afin de maintenir la cohérence de toutes les recherches menées dans le domaine de la pollution de l'air urbain. De plus, l'année 1999 a vu apparaître les Plans Régionaux pour la Qualité de l'Air (PRQA) qui répertorient sur une échelle régionale les principaux polluants atmosphériques et l'évolution des sources d'émissions.
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