Contre La Pollution !!!  
 
  La Fin De l'uranium !! 2040 04/12/2016 16 04 16 (UTC)
   
 

L'uranium: les gisements exploitables à un coût admissible seront épuisés en 2040

environnement, nature, vert, écologie, biologique, planète Terre

L'uranium est un élément chimique de symbole U et de numéro atomique 92.

C'est la treizième ressource non renouvelable amenée à disparaitre du fait de l'exploitation humaine intensive.

Les réserves énergétiques mondiales d'uranium sont estimées à 3,93 millions de tonnes . Ce chiffre correspond au minerai exploitable à un coût admissible.

Juin 2008 : il reste 32 années de réserve, au rythme actuel de production qui est de 64 000 tonnes par an.

L'épuisement de ce métal lourd radioactif sera donc définitif en 2040. (Source AIEA)

Cette date est contestée par d'autres études. Ainsi se situe-t-elle dans une fourchette qui va en fait de 2025 à 2060.

Par exemple, les chiffres qui suivent proviennent de "Uranium Resources and Nuclear Energy" du Energy Watch Group (2006-12) :
* Une pénurie d'uranium se produira dès 2015.
* La production  atteindra son maximum en 2025.


D'autres estiment au contraire les réserves mondiales d'uranium à plus de 5,5 millions de tonnes, ce qui pourrait alimenter les 435 réacteurs actuels pendant un siècle.

Selon le ministère fédéral allemand de l'environnement, les réserves connues d'uranium suffiraient même pour 200 ans, si la consommation actuelle de 64 000 tonnes d'uranium par an est maintenue.

Même si ces derniers chiffres se vérifiaient, ce serait sans compter sur les nouvelles centrales nucléaires qui sont en train de proliférer partout dans le monde. 36 nouveaux réacteurs sont déjà en construction en 2008, sans compter 311 projets de centrales qui devraient doubler le parc nucléaire mondial.

On se sert de l'uranium uniquement dans les centrales nucléaires pour fabriquer de l'électricité et du plutonium.

Une trentaine de pays dans le monde maitrise cette haute technologie. Mais combien d'autres rêvent de s'en payer les moyens? La vente de centrales nucléaires est en effet devenue le business de certains chefs d'états inconscients.

Les problèmes engendrés par la disparition de l'uranium interviendront bien avant la date fatidique, quelle qu'elle soit. Voir à ce sujet le pic de Hubbert : http://fr.wikipedia.org/

Bien sûr, l'uranium sera encore présent dans le sous-sol granitique et sédimentaire, et même dans l'eau de mer et des rivières, mais sous forme extrêmement diluée.

Des japonais ont démontré récemment qu'il était possible d'extraire de l'uranium de l'eau de mer (3 mg/tonne) à l'aide d'un absorbant convenablement texturé. Mais le procédé coûte énormément plus en énergie qu'il n'en fournit. Autant demander à un papillon de tracter un Boeing 747.


Même si, grâce à des technologies avancées, nous découvrions de nouveaux gisements au cours d'explorations plus poussées de la croûte terrestre, cela ne ferait que repousser l'échéance de quelques années et ne modifierait pas grand chose à la donne.

L'uranium provient de l'explosion de l'étoile dont les débris ont donné naissance au Soleil et à la Terre, il y a plus de cinq milliards d'années.

On ne peut pas synthétiser l'uranium et il n'existe aucun substitut.

Cependant le Thorium pourrait prendre la relève, mais pas pour bien longtemps. Il ne s'agirait que d'un sursis de quelques dizaines d'années qui ne concernerait qu'une toute petite partie de la population mondiale.

 

Le Thorium est fertile mais pas fissible. On est donc dans un 
fonctionnement comparable à Superphénix ou autressurgénérateurs. Une filière qui est péniblement expérimentée depuis 50 ans par divers pays (USA, Russie, Japon, France) et qui n'a jamais pu être développée (problèmes techniques et industriels insolubles). L'Inde travaille aussi, depuis longtemps, sur des réacteurs au thorium dont elle possède de grandes réserves. Mais elle souhaite aujourd'hui acheter des réacteurs tout à fait ordinaires (EPR, AP1000). Un aveu évident de l'échec de la filière thorium.

Stéphane Lhomme

orte-parole du Réseau "Sortir du nucléaire"

 

La Lune et les astéroïdes ne contiennent pas d'uranium sous une forme exploitable. Et vous vous rendez compte de la dépense d'énergie qu'il faudrait pour en ramener de Mars ou de Vénus!

Les crayons d'uranium frais irradiés dans les centrales nucléaires, quand ils sont retraités à la Hague, par exemple, sont de nouveau séparés par procédure chimique en uranium et plutonium, matières retravaillées dans les MOX ou combustibles à oxydes mixtes, qui peuvent être recyclés dans les centrales nucléaires pour reproduire de l'électricité.

Le prix de l'uranium a été multiplié par dix en quatre ans.

Les environnementalistes ne sont pas très favorables au nucléaire. Malgré le fait qu'il s'agisse d'une manière de produire de l'électricité sans gaz à effet de serre.

Le gros problème en effet avec l'uranium c'est l'extraction du minerai, la gestion des déchets nucléaires, radioactifs pendant des milliers d'années, les accidents de réacteurs ou de circuits et la multiplication des ogives nucléaires, malgré les traités de non prolifération. Il y a actuellement 26 720 de ces armes meurtrières dans le monde, de quoi raser toute vie sur Terre en l'espace de quelques minutes.

Pendant l'étape de broyage de l'uranium, presque tout l'uranium est extrait de la roche écrasée, mais les produits de désintégration sont laissés dans les résidus. Ces résidus conservent 85% de la radioactivité du minerai d'origine. Les tas de résidus miniers contiennent également des matières chimiques toxiques: acides, arsenic, nitrates et métaux lourds. Or, le problème de l'élimination de ces déchets radioactifs est très complexe, et n'a jamais été réellement abordé. D'immenses tas de résidus ont été abandonnés lors de fermetures de mines. En France, on évalue le stock de résidus à environ 50 millions de tonnes.

La fission civile de l'uranium crée un résidu hautement radioactif, le plutonium, synthétisé en 1940, qui n'existe pas à l'état naturel, et qu'on utilise actuellement pour fabriquer des armes de plus en plus dévastatrices.

Le retraitement chimique des combustibles usés permet de séparer le plutonium. Lorsqu'il est emprisonné dans les crayons irradiés après la fission, il n'est pas utilisable pour la fabrication de bombes atomiques.

Le parc français de réacteurs nucléaires civils produit environ 10 tonnes de plutonium par an, et le parc mondial environ 200 tonnes  le stock mondial actuel de plutonium "civil " dépasse les 1000 tonnes (sous forme séparée ou au sein des déchets non traités). Si nous multiplions ces chiffres mondiaux par 4 ou 5 (scénario SUNBURN), outre le legs mortel pour les générations futures, il deviendra impossible de gérer la sûreté de ces stocks.

Notons quand même que le plutonium pourrait alimenter une nouvelle génération de centrales nucléaires et ainsi repousser l'échéance de quelques années.

Mais, on le voit, l'industrie atomique, même maitrisée, n'est pas une solution durable. Elle restera de toutes façons  extrêmement marginale à l'échelle mondiale.

sauver la vie, sauver la planèteLa face cachée du nucléaire

 

16 octobre 2008 :

La capacité de production de l'électricité d'origine nucléaire pourrait presque quadrupler d'ici 2050 sous réserve de l'adhésion des responsables politiques et de la société, indique l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).

"En 2050, la capacité nucléaire mondiale pourrait croître d'un facteur compris entre 1,5 et 3,8", a estimé l'Agence pour l'énergie nucléaire (AEN) de l'OCDE dans sa première édition des "Perspectives de l'énergie nucléaire".

Si la capacité mondiale était multipliée par 3,8, la part du nucléaire dans la production d'électricité atteindrait 22% en 2050 contre 16% actuellement et 1.400 réacteurs d'une puissance du même ordre que celle des installations actuelles pourraient être exploités en 2050, a ajouté l'AEN.

En juin 2008, 439 réacteurs étaient en fonctionnement dans 30 pays pour une puissance installée totale de 372.000 mégawatts.

En tenant compte des programmes nationaux de développement du nucléaire et des déclarations d'intention, les pays qui auront le plus de puissance installée en 2020 seront les Etats-Unis, la France, le Japon, la Russie, la Chine et la Corée. La Chine et les Etats-Unis sont les deux pays qui prévoient d'augmenter le plus leurs capacités.

La France, le Japon et les Etats-Unis totalisent à eux trois 57% de la puissance nucléaire installée dans le monde.

Les pays qui ne possèdent actuellement aucun réacteur nucléaire et qui projettent d'en construire ne contribueront qu'à hauteur de 5% à l'accroissement de la capacité totale en 2020, a encore précisé l'agence.

ADHESION NECESSAIRE DES POLITIQUES ET DE LA SOCIETE

L'adhésion des pouvoirs politiques et de la société sera néanmoins vitale pour pouvoir développer la filière nucléaire, a également expliqué l'AEN.

"Il importera de plus en plus que s'instaure une relation régulière entre les décideurs, l'industrie nucléaire et la société, qui soit propice au développement des connaissances et à la participation du public."

Les gouvernements auront comme responsabilité la réglementation en matière de sûreté nucléaire, l'amélioration des efforts pour mettre au point des solutions de stockage des déchets radioactifs et le renforcement du régime international sur la non-prolifération, a encore précisé l'AEN.

"Jusque-là, le retard et l'échec de certains programmes de stockage des déchets fortement radioactifs continuent d'avoir un impact significatif sur l'image de l'énergie nucléaire", a dit l'agence, ajoutant que les gouvernements et l'industrie nucléaire devaient travailler ensemble.

Les ressources en uranium sont suffisantes pour permettre la croissance du nucléaire, sans avoir besoin de le retraiter, au moins jusqu'en 2050, a estimé l'agence.

Les ressources géologiques prévisionnelles sont également suffisantes pour assurer l'approvisionnement en uranium pendant encore plusieurs centaines d'années, a-t-elle ajouté.

Version française Mathilde Cru, édité par Benjamin Mallet

http://www.lepoint.fr/

environnement, nature, vert, écologie, biologique, planète Terre

 

Le nucléaire est dépendant de... l'uranium


20/10/2008

Le nucléaire pourrait bien suivre les même turbulences que le pétrole.

Le nucléaire est souvent cité comme étant une source d'énergie qui est sure et qui peut nous permettre de surmonter la crise du pétrole (Investissements futurs en inde, Chine, Italie...). Il n'est pas inutile de rappeler tout de même ceci:

- le nucléaire est une énergie non renouvelable: il faut de l'uranium qui est un extrait d'un minerai comme le cuivre ou le tungstène. Les réserves avoisinent les 70 ans à l'heure de la consommation actuelle. Si on intégre dans le raisonnement les consommations futures prévisibles des centrales asiatiques et indiennes ce chiffre pourrait tomber à 40 ans. Ce qui place l'uranium dans le même état que le pétrole!

- l'uranium se trouve dans des pays à géopolitique instable ainsi son prix a été x10 depuis 2003! Et il ne va pas s'arrêter en chemin.

Pensez vous réellement que ce soit l'énergie de l'avenir même si des améliorations techniques se font jour? Et l'hydrogène ce vecteur d'énergie que l'on nous propose comme une voie intéressante viendrait d'où si ce n'est d'énergie nucléaire? (1) Ce surplus d'énergie ne pourra être absorbé que par des centrales. Toutes énergies non renouvelables confondues (nucléaire, gaz, pétrole, charbon) au rythme de la conso actuelle il n'y aura plus aucune réserve en 2100 (source JM Jancovici).

Nous voyons bien que le débat est ailleurs. Il s'agit de réduire notre gabegie énergétique. Trouvera t'on normal dans 10 ou 15 ans qu'une personne de 70 kg roule dans une voiture d'une tonne? Que son adsl consomme plus d'électricité en veille qu'en fonctionnement? Que sa TV engloutisse d'avantage de kwh que son ancien TV cathodique?

Le débat n'est pas pour ou contre l'éolienne. Ou pour ou contre le nucléaire. L'avenir lui même nous contraint à de la sobriété et de la modération. Le seul débat est: quels moyens nous donnons nous pour réduire notre gabegie , réformer nos politiques de ville, industrielles et notre mode de consommation?

(1) Il faut en effet la puissance d'une centrale nucléaire pour amorcer la fusion nucléaire de l'hydrogène.

Source : http://www.enerzine.com

 

environnement, nature, vert, écologie, biologique, planète Terre

 

uraniumA lire absolument : Réflexion faite : la fin programmée de la civilisation du gaspillage de Michel Walter

 

 

Merci de diffuser largement le lien http://terresacree.org/ressources.htm  auprès des personnes figurant dans votre carnet d'adresses, ainsi qu'aux élus et journalistes de votre connaissance. Le changement viendra de l'évolution des mentalités, c'est pourquoi il faut que ce genre d'info circule le plus largement possible, afin que les gens prennent conscience et fassent pression. Cela ne "coûte rien" si ce n'est quelques minutes de temps et le résultat peut être conséquent.

 

uraniumMenace climatique, crise énergétique et illusions de la relance du nucléaire :

 

nucléaire  

 

uraniumLes émissions cachées du nucléaire

environnement, nature, vert, écologie, biologique, planète TerreL'énergie nucléaire n'est pas neutre pour le climat. Une étude estime que la filière émet en moyenne 66 grammes de C02/kWh. L'énergie nucléaire est une source de production d'électricité qui n'émet pas de CO2. " Ce leitmotiv de l'industrie nucléaire et de ses défenseurs tente de conforter l'image, ces dernières années, d'une filière de production d'électricité propre et neutre au plan des émissions de CO2. Et donc favorable à la lutte contre le réchauffement climatique... De l'autre côté du fleuve, ses opposants ne cessent de clamer que le nucléaire produit beaucoup de CO2 si l'on tient compte de l'ensemble du cycle de vie de l'atome, de l'extraction de l'uranium au démantèlement des centrales. Ainsi, le groupe de recherche d'Oxford n'hésite pas à projeter que si elle se maintient dans une proportion similaire, la filière nucléaire émettra en 2050 autant de gaz à effet de serre que les centrales au gaz les plus performantes en raison de la difficulté croissante d'extraire de l'uranium...Face à ces arguments polarisés, Benjamin Sovacool, chercheur à l'université de Singapour, s'est penché sur les 103 études publiées sur la question à ce jour (1). Ne retenant que les publications versées dans le domaine public et récentes, Benjamin Sovacool a dû éliminer pas moins de 81 % des recherches en raison de leur faiblesse méthodologique et de l'absence de critères reproductibles pour l'industrie.

Lire l'article en entier

 

 

Bombe atomique

 

 

La face cachée dunucléaire


Il est de bon ton aujourd'hui de prétendre que l'énergie nucléaire est une énergie propre. Mais c'est oublier un peu vite beaucoup d'éléments dont l'enrichissement de l'uranium.

Prenons l'exemple du Niger. A Arlit, une ville de 840'000 habitants à 1200 km de Niamey au milieu du désert, il y a deux mines d'uranium : l'une à ciel ouvert exploitée par la SOMAÏR et l'autre, souterraine, exploitée par la COMINAK. Ces mines sont en fonction depuis plus de 40 ans. La SOMAÏR et la COMINAK sont deux filières de la firme française AREVA. Rappelons que les centrales suisses s'approvisionnent, entre autre, chez AREVA.

Les mineurs qui travaillent dans ces mines n'ont aucune idée de ce qu'est l'uranium et encore moins de sa dangerosité. C'est seulement après l'accident de Tchernobyl que les dirigeants de la mine ont demandé aux mineurs de se laver les mains avant de manger et prendre certaines dispositions minimales de sécurité. Comme ils ne leur ont pas expliqué pourquoi, ces derniers étaient vexés qu'on leur demande cela et ne le faisaient pas. Jusqu'en 2006, les mineurs rentraient à leur domicile avec leur vêtement de travail couvert de poussières radioactives et c'est leur femme qui le lavait. Heureusement, ces dernières ayant compris le danger, se sont rebellées et ces habits sont maintenant lavés à l'usine. C'est aussi depuis l'année dernière seulement qu'ils ont pris des précautions pour transporter les concentrés uranifères. Auparavant, ils étaient déposés simplement à l'air libre sur le pont des camions pour être transportés jusqu'à la capitale. Il arrivait fréquemment que le chauffeur, voulant rendre service à ses amis, accompagnés souvent de sacs de nourriture, les embarque sur son camion.

Les dirigeants de la mine avaient aussi pour habitude d'offrir les vieilles ferrailles de la mine à leurs ouvriers. Ces derniers les revendaient aux ferrailleurs de la ville d'Arlit. Puis la transformation de ces vieilles ferrailles pouvait commencer, notamment en casseroles, cadres de fenêtres, plafonds des maisons, etc. Un rapport de la Commission de recherche et d'information indépendantes sur la radioactivité a récemment montré que ces objets et ustensiles étaient contaminés et avaient été vendus dans tout le pays. Cela implique des conséquences sanitaires grave pour toutes les populations locales.

Par ailleurs, pour le traitement du minerai d'uranium dans les usines de la SOMAIR et de la COMINAK, il faut beaucoup d'eau. Comme les mines se trouvent en plein désert, ils ont puisé toute l'eau des nappes phréatiques et ils s'attaquent maintenant aux nappes fossiles, à plus de 300 m de profondeur (il faut 500 ans pour les régénérer). La région ne comporte pratiquement plus d'arbres, puisque ces derniers ne peuvent aller chercher l'eau dont ils ont besoin qu'à 60 m de profondeur. Avant, il suffisait de faire 10 km pour trouver du bois, alors que maintenant, les arbres se trouvent à plus de 300 km. Non content de vider les nappes phréatiques, la plupart de celles qui alimentent la ville sont contaminées.

Lorsque l'on extrait de l'uranium, une part bien inférieure à 1% est constituée d'uranium fissile. Le traitement du minerai génère donc de grandes quantités de déchets : 45 millions de tonnes depuis 40 ans, stockées à l'air libre. Ces poussières contiennent encore 80% de la radioactivité. En effet, l'extraction chimique entraîne bien l'uranium mais pratiquement pas les métaux lourds radioactifs (thorium 230, radium 226, plomb 210, etc.) qui lui sont associés. Ces poussières radioactives sont soumises aux vents violents coutumiers dans le désert et, du même coup, contaminent toute la région.

Comme si cela ne suffisait pas, le traitement de l'uranium nécessite de grandes quantités d'acide sulfurique. Celui-ci est produit directement sur place dans des conditions lamentables. Cette fabrication génère des pluies acides, qui ont détruit toute la flore locale. La faune, ne trouvant plus d'herbe, a également reculé et les environs de la ville d'Arlit sont maintenant bien vides. Les eaux usées de l'usine se déversent dans un grand bassin, de nombreux oiseaux migrateurs s'y arrêtent pour boire et malheureusement leur voyage s'arrête là.

Toutes ces transformations nécessitent beaucoup d'énergie. C'est une centrale à charbon qui approvisionne en électricité le site. Les fumées de la centrale sont extrêmement polluantes et, en plus du CO2 dégagé, des suies se déposent dans tous les alentours. La SOMAÏR et la COMINAK disposent en outre de groupes diesel de secours. La consommation électrique annuelle est de plus de 90 GWh. Elles utilisent par ailleurs plus de 10'000 m3 de pétrole (carburant des engins de mine et des véhicules ; séchage du minerai et de l'uranate). Ainsi, s'agissant des données COMINAK de 2002, la production d'une tonne d'uranium nécessite 9,7 tonnes d'équivalent pétrole, sans compter l'énergie nécessaire à l'extraction du charbon, à la production et au transport sur site des consommables utilisés : soufre (11'768 t), ciment (5'160 t), chlorure de sodium (3'799 t), carbonate de sodium (2'955 t), nitrate d'ammonium (1'487 t), magnésie (637 t), explosifs (325 t), soude caustique (211 t), etc. Le bilan énergétique n'est pas fourni dans le rapport SOMAÏR 2004, mais il est probablement moins bon que celui de COMINAK dans la mesure où la teneur en uranium des minerais extraits par SOMAÏR est nettement inférieure (3 kg d'uranium par tonne de minerai contre 5 pour COMINAK).

Comme si les catastrophes écologiques ne suffisaient pas, on peut ajouter les problèmes sociaux. Plus de 40% des 3'000 travailleurs des deux mines sont des intérimaires. Ils ne bénéficient d'aucun soutien médical, ni de retraite. De manière générale, les filiales d'AREVA annoncent qu'en 30 ans d'exploitation, ils n'ont relevé aucun cas de maladie liée au travail. C'est oublier un peu vite tous ces travailleurs morts de cancers. Mais ils sont malins et, afin de masquer les cancers, les hôpitaux des mineurs ont acquis très vite un laboratoire pour détecter le virus du Sida. Lorsque les familles demandent de quoi souffre le patient, les médecins répondent qu'il est "malade", sans autre précision.

Vous pensez que ça ne peut pas être pire? Navrée de vous annoncer que plus de 120 permis d'exploitation ont été délivrés, l'année dernière, par le gouvernement nigérien à des exploitants du monde entier dont des Chinois, des Canadiens, des Sud Africains, etc. Que restera-t-il du Niger dans 50 ans ?

Heureusement, une association existe depuis 2001 et dénonce tous ces faits. Il s'agit d'Aghir in man. Vous pouvez en savoir plus en allant sur le site: http://ww.aghirinman.org. Vous pouvez également leur faire un don. Aghir in Man participe, entre autres, à la sensibilisation, à l'information et à la formation des populations, éléments essentiels pour que les Hommes puissent dénoncer l'inacceptable.

Lorsqu'on parle d'énergie nucléaire, il serait bon de ne pas oublier la provenance de l'uranium que l'on utilise dans nos centrales, ne serait-ce que par honnêteté intellectuelle. Le nucléaire est une plaie du début à la fin.
environnement, nature, vert, écologie, biologique, planète Terre


Reconstituer le soleil : la fusion nucléaire

Hanoverschen Allgemeinen Zeitung du 06.10.07 - Ce sont des dimensions gigantesques: un seul gramme du nouveau combustible est théoriquement en mesure de fournir 50 000 KWh d'énergie - autant que 6 tonnes de charbon. Cette matière qui a une teneur énergétique très élevée, s'appelle deutérium et on la trouve pratiquement partout. Dans l'eau, le deutérium est une forme d'hydrogène qui est en fait un peu plus lourde que le gaz normal. Si on pouvait prélever de l'eau ou de la terre le deutérium à grande échelle comme source énergétique, on pourrait produire autant d'énergie avec par exemple un km3 d'eau de mer qu'avec toutes les réserves de pétrole connues au monde.

Mais pour cela, il faudrait faire fusionner deux noyaux d'hydrogène en un noyau d'hélium, ce qui nécessite dans un premier temps une grande quantité d'énergie: 100 millions de degrés Celsius. Le problème n'est pas de produire cette température, mais de la maintenir. Car tout est décomposé sous de telles températures, même l'atome lui-même. On appelle fusion nucléaire ce processus qui se produit en permanence dans le soleil, où les noyaux d'hydrogène sont fusionnés en noyaux d'hélium. L'énergie catapultée alors dans l'espace est ce que nous ressentons sur terre comme chaleur ou canicule. Un réacteur de fusion serait en quelque sorte une reproduction du soleil.

Le risque de la fusion nucléaire est minime, contrairement au risque que représente la fission nucléaire dans les centrales. Au cas où le plasma sortirait des champs magnétiques pendant la fusion et atteindrait les parois du réacteur, cette paroi se mettrait à fondre, mais une faible partie seulement car le processus serait alors immédiatement interrompu, comme si on fermait le gaz au dessous d'un fourneau. Lors de la fusion nucléaire, il n'y a pas de réaction en chaîne incontrôlable, comme pour la fission nucléaire.

Certes, la fusion produirait également quelques déchets radioactifs qui devraient être stockés pendant quelques centaines d'années, ce qui est beaucoup moins longtemps que les produits de fission à haute activité qui sont créés dans les centrales nucléaires traditionnelles, dont la demi-.période s'élève à plusieurs milliers d'années.

Pour savoir si et comment la fusion nucléaire peut fonctionner, un réacteur expérimental doit être construit à Cadarache en France, l'ITER, et pour que les coûts estimés à 10 GEUR soient supportables, l'Union Européenne, les Etats Unis, le Japon, l'Inde, la Russie, la Corée du Sud et la Chine se sont regroupés pour le construire.

Personne ne peut dire aujourd'hui combien coûtera l'électricité produite par la fusion nucléaire. On ne sait pas non plus si elle peut fonctionner. Les critiques parlent d'une constante de 50 ans: les scientifiques répondent toujours la même chose, quand on leur demande combien de temps il faut encore attendre que de l'énergie puisse être produite par la fusion nucléaire: "encore 50 ans". C'est la même réponse aujourd'hui qu'il y a dix ans. 

Résumé d'un article du Hannoversche Allgemeine Zeitung.

énergies renouvelables

 

Zones irradiées

Daniel Green

19/10/2008

Un Jean Charest tout fier vient d'annoncer la protection de la grande rivière George, l'une des dernières sans barrage au Québec. Problème : les claims miniers d'uranium ont préséance sur la protection.

La zone de protection annoncée sur la rivière George équivaut à dix-neuf fois l'île de Montréal. Notre premier ministre se déclare "heureux que nous protégions notamment un de nos joyaux [...] qui a valeur de symbole pour les populations qui y vivent". Mais de quelle protection parle-t-on dans la vraie vie?

D'après le plan d'action sur les aires protégées, le gouvernement doit "prendre en compte les préoccupations des divers acteurs concernés par l'expansion du réseau d'aires protégées." En clair, ça signifie que si une compagnie minière veut sortir de l'uranium autour de la George, même protégée, elle a parfaitement le droit.

J'ai comparé les cartes des claims et du territoire supposé protégé de la George. Il est truffé de claims miniers pour l'uranium. Résultat ? Protégée ou pas, la rivière risque d'être un jour radioactive.

PRISONNIERE DES MINIERES

Aux états-Unis, McCain dit vouloir implanter 45 centrales nucléaires. Les lobbies du nucléaire sont très puissants. Les ventes d'uranium pourraient exploser.

Alors, la pauvre George, gorgée d'uranium, est prisonnière des minières. Quest Uranium Corporation, par exemple, possède des claims pour l'uranium. Et si la compagnie, gentille, décidait de ne pas exploiter sa mine, les contribuables, gentils aussi, devraient la compenser par millions de dollars. Merci M. Charest !

à propos, si vous voulez un claim minier, un simple clic de souris en ligne et un ridicule 41 dollars suffisent. Les minières ne se gênent pas. ça "claime" ces jours-ci au Québec, je vous le dis!

Donc la George repose sur de l'uranium, toxique et radioactif. Et une fois l'uranium extrait du minerai, les résidus radioactifs restent à gérer pour des milliers d'années.

à Elliot Lake en Ontario, les mines d'uranium ont laissé 170 millions de tonnes -57 000 piscines olympiques -de déchets radioactifs, contaminant le bassin de la rivière Serpent. Les poissons sont morts.

Les déchets de l'uranium produisent des éléments radioactifs : le thorium, le radium et le radon gazeux, qui causent des masses cancéreuses dans les poumons. Et la radioactivité dure très longtemps -760 000 ans pour le thorium. Vous voyez ?

Les 385 000 caribous de la rivière George seraient irradiés. Bonne nouvelle pour le Père Noël, ces rennes-caribous brilleront la nuit. Les Innus et les Inuits aussi.

L'organisation Mines Alertes demande un moratoire sur toute nouvelle mine d'uranium au Canada tant que la contamination des déchets des mines d'uranium existantes ne sera pas résolue. Il faut ce moratoire au Québec. Le radon tue.

Rappelons que, selon l'Institut Fraser, le Québec offre le meilleur "environnement d'investissement" pour les mines dans le monde !

On a cru à une bonne nouvelle de Jean Charest : la George serait protégée d'un barrage. En réalité, il nous a eus, en pire. Il l'a donnée aux minières radioactives, plus importantes, au Québec, que nos rivières, nos caribous, les Inuits et les Innus.

* * *

Coprésident de la Société pour vaincre la pollution et conseiller scientifique du Sierra Club du Canada.


 

 






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LES NORMES EN VIGUEUR, Y COMPRIS LES NOUVELLES NORMES EUROPPEENNES POSENT PROBLEME POUR PLUSIEURS RAISONS :

- D'abord, seuls les rejets dans l'atmosphère sont pris en compte dans le calcul des rejets d'un incinérateur. Or, d'après Greenpeace [1], " La réduction des émissions de dioxine et des métaux lourds dans les fumées semble avoir abouti à un accroissement parallèle du re largage de ces substances dans les cendres résiduelles, qui contaminent notre environnement".

Conclusion : les quantités de polluants rejetées dans l'environnement sont largement sous-estimées.

- Par ailleurs, selon le même rapport, Les nouvelles directives européennes n'ont pas formulé leurs objectifs de réglementation et de contrôle en fonction des impacts sur la santé humaine, mais en fonction de la faisabilité technique.

Cela signifie que les normes s'alignent sur les évolutions techniques en matière de traitement des fumées. Elles ne s'alignent pas sur les recherches en matière de santé.

Pour preuve, la lettre du SMVO de mai 2000 présente un tableau qui compare les rejets garantis par le projet d'incinérateur géant et les normes. Dans ce tableau, on constate qu'une installation à la pointe de la technique parvient tout juste à respecter les normes, dans le meilleur des cas pour les molécules dangereuses comme les dioxines et les furannes, de nombreux métaux lourds (Sb, As, Pb, Cr, Co, Cu, Mn, Ni, V, Sn, Se, Te), les chlorures d'hydrogène, l'oxyde d'azote et d'autres polluants.

- Concernant les rejets dans l'atmosphère, l'incertitude sur les quantités de polluants relargués est liée à la méthode de mesure. En Belgique une étude a montré que la technique de mesure des dioxines sur quelques heures (18 heures dans l'étude) avait sous estimé les émissions de dioxines par un facteur trente à cinquante. Or en France les mesures ont lieu sur des périodes de 6 à huit heures.

En conclusion, il est permis de douter des garanties données par un constructeur en matière de quantité de polluants rejetés dans l'atmosphère.

- Une étude publiée par The Lancet en mai 2001 (cette revue fait autorité au niveau mondial en matière d'études épidémiologiques) montre que même des doses de polluants très faibles ( en dessous des normes ) entraînent des modifications biologiques et des conséquences négatives pour la santé.
  ( Pollution ! )
Être exposé aux polluants atmosphériques c'est entrer en contact avec eux par l'intermédiaire de l'air ambiant. L'effet sanitaire éventuel est lié, notamment à la "dose absorbée". Cette dose est éminemment difficile à mesurer (Plan Régional IDF sur la Qualité de l'Air - PRQA, 1999)
L'impact de la pollution dépend de notre état de santé, de la concentration des polluants dans l'air, de la durée d'exposition, et de l'importance des efforts physiques que nous réalisons.
Ces quatre facteurs sont très importants dans l'évaluation précise de risques sanitaires liés à la pollution chez un individu. Et, ce dernier point est particulièrement sensible dans les zones de loisirs où les activités physiques et sportives sont nombreuses et les enfants plus fragiles présents.

Les véhicules de type diesel sont fortement émetteurs d'oxydes d'azote et de particules fines. En effet, les diesels émettent 30 à 100 fois plus de particules que les véhicules à essence, ce qui constitue 90 % des particules émises par l'ensemble des véhicules !
La composition des particules qui sont présentes dans l'atmosphère reste complexe à déterminer vu qu'elles résultent de mélanges de substances et d'agrégats dont l'origine, la granulométrie et la composition chimique varient en fonction du temps et de l'environnement.
On peut ainsi y relever du carbone, des composés minéraux d'origine tellurique ou anthropique (métaux, sels, nitrates, sulfates, composés organiques : Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques (HAP)).
L'adjonction d'additifs dans le gazole pour le rendre plus performant est également à l'origine de la toxicité des particules. Les sulfates et le carbone restent les constituants principaux des particules. De plus, celles qui sont émises par les différentes sources se modifient au cours de leur passage dans l'atmosphère. Par exemple, une particule carbonée d'origine diesel de 0,1 micromètre (µm) peut s'agglomérer avec d'autres particules et s'enrober de nitrates et de sulfates provenant de la transformation chimique des polluants gazeux.
  ( Pollution de l'air )
Dorénavant, les médias relatent quotidiennement les problèmes environnementaux. Les occasions sont malheureusement devenues multiples et la pollution atmosphérique s'impose comme un sujet qui préoccupe de plus en plus les citoyens, les journalistes, les politiques et les gouvernements.
A ce titre, les alertes sont nombreuses comme en témoigne la presse : "En Île-de-France AIRPARIF recommande aux personnes à risques (jeunes enfants, personnes asthmatiques ou allergiques, insuffisants respiratoires chroniques, personnes âgées... ) d'éviter toute activité physique intense et de respecter scrupuleusement les traitements médicaux en cours" (TF1, le 18 juillet 1999) ; "La pollution atmosphérique s'est aggravée en Île-de-France : Tous les éléments étaient conjugués pour que des pics de pollution atmosphérique soient à nouveau enregistrés (...) une météo défavorable, avec du soleil et un vent faible, une circulation routière très intense" (Le Monde, le 30 juillet 1999).

Ces deux extraits de presse écrite et de journal télévisé rendent compte des quatre composantes de la pollution atmosphérique :

* celle-ci est nuisible à la santé des personnes sensibles et vulnérables,
* les activités sportives leur sont déconseillées,
* elle se traduit par des " pics " lors de situations météorologiques anticycloniques,
* elle émane majoritairement du trafic routier.

L'état de la qualité de l'air en Île-de-France est donnée par le réseau de surveillance AIRPARIF.

Ces informations et ces préoccupations relativement récentes (elles datent d'une vingtaine d'années environ) attestent du renforcement des réseaux de mesures de la pollution atmosphérique et expliquent les agitations politiques et gouvernementales.
La journée annuelle "En ville sans ma voiture" dont les avantages ne sont pas perçus unanimement en est un exemple tout comme les efforts très récents des constructeurs automobiles qui nous proposent enfin des moteurs alternatifs (hybrides, électriques...).

Tandis que la loi sur l'air et l'utilisation rationnelle de l'énergie fut promulguée fin 1996, la même année les programmes PRIMEQUAL (qui a pour objectif de dresser un état des connaissances sur les différents aspects de la pollution atmosphérique) et PREDIT (focalisé sur la pollution des transports terrestres) se sont associés sous le terme PRIMEQUAL-PREDIT, programme national de recherche pour une meilleure qualité de l'air à l'échelle locale. Ceci, afin de maintenir la cohérence de toutes les recherches menées dans le domaine de la pollution de l'air urbain. De plus, l'année 1999 a vu apparaître les Plans Régionaux pour la Qualité de l'Air (PRQA) qui répertorient sur une échelle régionale les principaux polluants atmosphériques et l'évolution des sources d'émissions.
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