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  La Boudeuse repart à la conquête des océans du monde 04/12/2016 16 04 15 (UTC)
   
 

Environnement

La Boudeuse repart à la conquête des océans du monde

Le trois-mâts d’exploration scientifique La Boudeuse reprend la mer. Départ prévu le 21 octobre de Fécamp pour une mission de deux ans à travers le globe. Objectifs : recenser les espèces et esquisser des solutions aux problématiques du réchauffement climatique.

La Boudeuse repart à la conquête des océans du monde
Le trois-mâts La Boudeuse repart en mission sur les océans du globe pour une durée de deux ans Crédit photo : © laboudeuse.org

« Terre-Océan », la nouvelle mission confiée par le ministre de l’Ecologie Jean-Louis Borloo au capitaine de frégate La Boudeuse, Patrice Franceschi. Après trois ans d’exploration à la rencontre des peuples de l’eau, la Boudeuse repart à l’abordage. Une mission scientifique et humaniste dont les objectifs ont été fixés par la lettre de mission de M. Borloo.

ET AUSSI...

L’expédition, qui quittera Fécamp le 21 octobre prochain, devra dresser un état des lieux de la faune et de la flore des territoires menacés par la montée des eaux, des problèmes de pêche, des effets de la déforestation, de la pollution des fleuves, de la disparition des espèces animales et végétales. Sans rompre le dialogue des cultures avec les peuples concernés.

Cap sur l’Amérique du Sud

La première partie du voyage mènera les 26 membres d’équipage vers les grands fleuves d’Amérique du Sud. « Il y aura une démarche systématique d’inventaire partout où nous passerons », explique le capitaine, rappelant au passage qu’à peine 20 % des plantes et végétaux d’Amérique du Sud sont recensés.

Au Brésil et au Venezuela, ils étudieront l’impact de la déforestation, de l’exploitation du caoutchouc et s’intéresseront également de très près aux peuples indiens dont les limites territoriales ancestrales sont trop souvent repoussées. Leur mission les amènera ensuite en Argentine. Les conséquences environnementales de l’urbanisation sauvage et de l’expansion industrielle seront ici disséquées. Cap ensuite vers les canaux de Patagonie où l’équipage étudiera les problèmes posés par la pêche intensive et par la colonisation des terres vierges.

Des îles en voie de disparition

Nous sommes en janvier 2011, La Boudeuse vogue en direction de l’Océan Pacifique. Cap sur trois îles emblématiques de la problématique de la montée des eaux. Le réchauffement climatique ne laissera aucun répit aux populations insulaires isolées. Trois îles donc, une en Polynésie, une deuxième en Micronésie (à l’Est des Philippines, ndlr) et une dernière en Mélanésie (Nouvelle-Guinée, Nouvelle-Calédonie, Fidji). Ici, les trois axes de travail seront explicites, il faudra étudier (la venue de la montée des eaux), sauver (les populations et les espèces) et préserver (ce qui pourrait l’être si l’engloutissement est inévitable).

Pour que la mission soit démocratisée, les scientifiques publieront sur le site internet de La Boudeuse leur journal de bord. « C’est une mission qui doit aussi faire rêver », précise la capitaine Franceschi. Retour en France prévu pour début 2012. Exception faite si les découvertes sur le terrain exigent une plus longue investigation.







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LES NORMES EN VIGUEUR, Y COMPRIS LES NOUVELLES NORMES EUROPPEENNES POSENT PROBLEME POUR PLUSIEURS RAISONS :

- D'abord, seuls les rejets dans l'atmosphère sont pris en compte dans le calcul des rejets d'un incinérateur. Or, d'après Greenpeace [1], " La réduction des émissions de dioxine et des métaux lourds dans les fumées semble avoir abouti à un accroissement parallèle du re largage de ces substances dans les cendres résiduelles, qui contaminent notre environnement".

Conclusion : les quantités de polluants rejetées dans l'environnement sont largement sous-estimées.

- Par ailleurs, selon le même rapport, Les nouvelles directives européennes n'ont pas formulé leurs objectifs de réglementation et de contrôle en fonction des impacts sur la santé humaine, mais en fonction de la faisabilité technique.

Cela signifie que les normes s'alignent sur les évolutions techniques en matière de traitement des fumées. Elles ne s'alignent pas sur les recherches en matière de santé.

Pour preuve, la lettre du SMVO de mai 2000 présente un tableau qui compare les rejets garantis par le projet d'incinérateur géant et les normes. Dans ce tableau, on constate qu'une installation à la pointe de la technique parvient tout juste à respecter les normes, dans le meilleur des cas pour les molécules dangereuses comme les dioxines et les furannes, de nombreux métaux lourds (Sb, As, Pb, Cr, Co, Cu, Mn, Ni, V, Sn, Se, Te), les chlorures d'hydrogène, l'oxyde d'azote et d'autres polluants.

- Concernant les rejets dans l'atmosphère, l'incertitude sur les quantités de polluants relargués est liée à la méthode de mesure. En Belgique une étude a montré que la technique de mesure des dioxines sur quelques heures (18 heures dans l'étude) avait sous estimé les émissions de dioxines par un facteur trente à cinquante. Or en France les mesures ont lieu sur des périodes de 6 à huit heures.

En conclusion, il est permis de douter des garanties données par un constructeur en matière de quantité de polluants rejetés dans l'atmosphère.

- Une étude publiée par The Lancet en mai 2001 (cette revue fait autorité au niveau mondial en matière d'études épidémiologiques) montre que même des doses de polluants très faibles ( en dessous des normes ) entraînent des modifications biologiques et des conséquences négatives pour la santé.
  ( Pollution ! )
Être exposé aux polluants atmosphériques c'est entrer en contact avec eux par l'intermédiaire de l'air ambiant. L'effet sanitaire éventuel est lié, notamment à la "dose absorbée". Cette dose est éminemment difficile à mesurer (Plan Régional IDF sur la Qualité de l'Air - PRQA, 1999)
L'impact de la pollution dépend de notre état de santé, de la concentration des polluants dans l'air, de la durée d'exposition, et de l'importance des efforts physiques que nous réalisons.
Ces quatre facteurs sont très importants dans l'évaluation précise de risques sanitaires liés à la pollution chez un individu. Et, ce dernier point est particulièrement sensible dans les zones de loisirs où les activités physiques et sportives sont nombreuses et les enfants plus fragiles présents.

Les véhicules de type diesel sont fortement émetteurs d'oxydes d'azote et de particules fines. En effet, les diesels émettent 30 à 100 fois plus de particules que les véhicules à essence, ce qui constitue 90 % des particules émises par l'ensemble des véhicules !
La composition des particules qui sont présentes dans l'atmosphère reste complexe à déterminer vu qu'elles résultent de mélanges de substances et d'agrégats dont l'origine, la granulométrie et la composition chimique varient en fonction du temps et de l'environnement.
On peut ainsi y relever du carbone, des composés minéraux d'origine tellurique ou anthropique (métaux, sels, nitrates, sulfates, composés organiques : Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques (HAP)).
L'adjonction d'additifs dans le gazole pour le rendre plus performant est également à l'origine de la toxicité des particules. Les sulfates et le carbone restent les constituants principaux des particules. De plus, celles qui sont émises par les différentes sources se modifient au cours de leur passage dans l'atmosphère. Par exemple, une particule carbonée d'origine diesel de 0,1 micromètre (µm) peut s'agglomérer avec d'autres particules et s'enrober de nitrates et de sulfates provenant de la transformation chimique des polluants gazeux.
  ( Pollution de l'air )
Dorénavant, les médias relatent quotidiennement les problèmes environnementaux. Les occasions sont malheureusement devenues multiples et la pollution atmosphérique s'impose comme un sujet qui préoccupe de plus en plus les citoyens, les journalistes, les politiques et les gouvernements.
A ce titre, les alertes sont nombreuses comme en témoigne la presse : "En Île-de-France AIRPARIF recommande aux personnes à risques (jeunes enfants, personnes asthmatiques ou allergiques, insuffisants respiratoires chroniques, personnes âgées... ) d'éviter toute activité physique intense et de respecter scrupuleusement les traitements médicaux en cours" (TF1, le 18 juillet 1999) ; "La pollution atmosphérique s'est aggravée en Île-de-France : Tous les éléments étaient conjugués pour que des pics de pollution atmosphérique soient à nouveau enregistrés (...) une météo défavorable, avec du soleil et un vent faible, une circulation routière très intense" (Le Monde, le 30 juillet 1999).

Ces deux extraits de presse écrite et de journal télévisé rendent compte des quatre composantes de la pollution atmosphérique :

* celle-ci est nuisible à la santé des personnes sensibles et vulnérables,
* les activités sportives leur sont déconseillées,
* elle se traduit par des " pics " lors de situations météorologiques anticycloniques,
* elle émane majoritairement du trafic routier.

L'état de la qualité de l'air en Île-de-France est donnée par le réseau de surveillance AIRPARIF.

Ces informations et ces préoccupations relativement récentes (elles datent d'une vingtaine d'années environ) attestent du renforcement des réseaux de mesures de la pollution atmosphérique et expliquent les agitations politiques et gouvernementales.
La journée annuelle "En ville sans ma voiture" dont les avantages ne sont pas perçus unanimement en est un exemple tout comme les efforts très récents des constructeurs automobiles qui nous proposent enfin des moteurs alternatifs (hybrides, électriques...).

Tandis que la loi sur l'air et l'utilisation rationnelle de l'énergie fut promulguée fin 1996, la même année les programmes PRIMEQUAL (qui a pour objectif de dresser un état des connaissances sur les différents aspects de la pollution atmosphérique) et PREDIT (focalisé sur la pollution des transports terrestres) se sont associés sous le terme PRIMEQUAL-PREDIT, programme national de recherche pour une meilleure qualité de l'air à l'échelle locale. Ceci, afin de maintenir la cohérence de toutes les recherches menées dans le domaine de la pollution de l'air urbain. De plus, l'année 1999 a vu apparaître les Plans Régionaux pour la Qualité de l'Air (PRQA) qui répertorient sur une échelle régionale les principaux polluants atmosphériques et l'évolution des sources d'émissions.
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