Contre La Pollution !!!  
 
  Les Français ne sont pas encore prêts à investir dans les économies d'énergie 04/12/2016 16 04 16 (UTC)
   
 

Crédit : Commission européenne

L'Association Cap Consommateurs Habitants a dévoilé le 6 octobre les résultats d'une étude exclusive autour des économies d'énergie menée auprès de 400 propriétaires de leur logement. Cette enquête montre que la majorité des sondés ne sont pas encore prêts à investir pour faire des économies d'énergie dans leur logement.

Le besoin d'un habitat plus économe et plus écologique n'est pas encore ressenti

Selon l'enquête(1) de l'association Cap Consommateurs Habitants(2), sur l'ensemble de l'échantillon interrogé, seuls 22 % des sondés envisagent de réaliser des travaux dans les 3 ans pour améliorer leur logement. Et parmi eux, une très faible part (19 %), projette de réaliser des travaux ayant un impact sur les économies d'énergie. Ce qui signifie que seulement 4 % des interrogés devraient réaliser des travaux visant à économiser l'énergie d'ici à 3 ans.

Cap Consommateurs Habitants voit dans ce manque d'intérêt des propriétaires le fait que 62 % des personnes interrogées n'ont pas prêté attention aux consommations d'eau et d'énergie lorsqu'ils ont acheté ou fait construire leur logement et cette tendance ne semble pas franchement s'inverser puisque sur 15 personnes ayant récemment acquis un bien immobilier, seule 1 personne était en mesure de citer le classement énergétique du bien !
Ce classement est renseigné par le diagnostique performance énergétique (DPE), obligatoire depuis le 1er novembre 2006 pour toute vente et depuis le 1er juillet 2007 pour toute location. L'impact négligeable de cette mesure s'explique notamment par le prix très élevé de l'immobilier qui balaye presque tous les autres critères de choix. De plus, force est de constater que le DPE n'est pas toujours réalisé de manière professionnelle ni pour un coût raisonnable...

Ces mauvais résultats sont à mettre en perspective avec les 37 % de consommateurs qui estiment que réaliser des travaux d'économie d'énergie, c'est faire une dépense inutile tant qu'on n'a pas de problème de confort, selon l'enquête de de l'association Cap Consommateurs Habitants.

De plus, lorsqu'il est demandé aux propriétaires qui ont effectué des travaux au cours des 5 dernières années "à quelles fins les travaux ont-ils été réalisés ?", seuls 6 % répondent « pour économiser l'énergie ».

Pourtant, dans leur ensemble, les consommateurs sont unanimes (95%) pour déclarer que le prix de l'énergie va augmenter ces prochaines années. 76 % d'entre eux pensent même que ce sont les logements les moins énergivores qui vaudront plus chers dans le futur. Pourtant, seulement 14 % des personnes interrogées citent l'augmentation du prix de l'énergie comme un élément susceptible de les inciter à réaliser des travaux d'économie d'énergie.

Un désintérêt qui va de pair avec l'opinion très favorable que les personnes interrogées ont de leur propre habitat. Selon l'étude, 83 % de l'échantillon considère que son logement actuel est bien isolé et 97% qu'il est confortable.

La prise de conscience écologique ne se traduit pas en acte

Si 85 % des personnes interrogées pensent que les travaux d'économies d'énergie sont une priorité pour protéger l'environnement et 59 % admettent que ces travaux permettent de se valoriser car l'on protège l'environnement ; il n'en demeure pas moins que 61 % des propriétaires pensent qu'il existe d'autres moyens plus faciles pour protéger l'environnement. Ils citent à cet effet le transport, la gestion des déchets, la préoccupation autour du gaspillage, etc. A ce titre, 51 % des propriétaires estiment que réaliser de tels travaux est interprété comme une manière de se donner bonne conscience !

Seulement 10% de ceux qui envisagent des travaux citent la protection de l'environnement comme critère de choix.

Des doutes exprimés quant au retour sur investissement

Toujours selon l'enquête de l'association Cap Consommateurs Habitants, 61 % des propriétaires interrogés pensent que les travaux liés aux économies d'énergie constituent un investissement difficile à rentabiliser. Les consommateurs sont pourtant bien conscients des dépenses énergétiques de leur habitat : 79 % affirment connaître leurs coûts de chauffage, 84 % leur consommation d'eau et 89 % leurs dépenses d'électricité.

Le montant de l'investissement est beaucoup plus important que la durée d'amortissement des travaux pour les consommateurs et ils considèrent à 74% qu'un retour sur investissement de 5 ans ou moins est acceptable.
Il n'est donc pas étonnant, dès lors, que la proposition : "n'avoir pas beaucoup à débourser" soit jugée incitative par 49 % des propriétaires interrogés, alors que, spontanément, 10 % seulement citent les subventions ou les crédits d'impôt comme des mesures incitatives.

Un autre indicateur met en avant le manque d'intérêt des consommateurs pour les mesures incitatives : près de 40 % des interviewés sont incapables de citer un élément qui pourrait les inciter à mieux isoler leur logement. Et lorsque des mesures telles que le crédit d'impôt, le prêt à taux zéro, leur sont suggérées, 25 % doutent encore de l'impact de toute mesure d'incitation sur leur acte d'achat !

Finalement, Cap Consommateurs Habitants souligne que "cette étude, tout en mettant en évidence des points positifs, alerte notamment sur le fait que les consommateurs ne ressentent pas suffisamment le besoin de réaliser des travaux d'économies d'énergie. Les limites de la « communication verte », axée essentiellement sur ces économies, sont manifestes."

Cette nouvelle enquête confirme une nouvelle fois le peu d'engouement des consommateurs pour les dépenses en matière d'environnement. Tant que le prix de l'énergie n'aura pas atteint des niveaux franchement pénalisants pour le pouvoir d'achat et que les aides publiques resteront si timides, il y a peu de raison pour que cette situation s'améliore...







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LES NORMES EN VIGUEUR, Y COMPRIS LES NOUVELLES NORMES EUROPPEENNES POSENT PROBLEME POUR PLUSIEURS RAISONS :

- D'abord, seuls les rejets dans l'atmosphère sont pris en compte dans le calcul des rejets d'un incinérateur. Or, d'après Greenpeace [1], " La réduction des émissions de dioxine et des métaux lourds dans les fumées semble avoir abouti à un accroissement parallèle du re largage de ces substances dans les cendres résiduelles, qui contaminent notre environnement".

Conclusion : les quantités de polluants rejetées dans l'environnement sont largement sous-estimées.

- Par ailleurs, selon le même rapport, Les nouvelles directives européennes n'ont pas formulé leurs objectifs de réglementation et de contrôle en fonction des impacts sur la santé humaine, mais en fonction de la faisabilité technique.

Cela signifie que les normes s'alignent sur les évolutions techniques en matière de traitement des fumées. Elles ne s'alignent pas sur les recherches en matière de santé.

Pour preuve, la lettre du SMVO de mai 2000 présente un tableau qui compare les rejets garantis par le projet d'incinérateur géant et les normes. Dans ce tableau, on constate qu'une installation à la pointe de la technique parvient tout juste à respecter les normes, dans le meilleur des cas pour les molécules dangereuses comme les dioxines et les furannes, de nombreux métaux lourds (Sb, As, Pb, Cr, Co, Cu, Mn, Ni, V, Sn, Se, Te), les chlorures d'hydrogène, l'oxyde d'azote et d'autres polluants.

- Concernant les rejets dans l'atmosphère, l'incertitude sur les quantités de polluants relargués est liée à la méthode de mesure. En Belgique une étude a montré que la technique de mesure des dioxines sur quelques heures (18 heures dans l'étude) avait sous estimé les émissions de dioxines par un facteur trente à cinquante. Or en France les mesures ont lieu sur des périodes de 6 à huit heures.

En conclusion, il est permis de douter des garanties données par un constructeur en matière de quantité de polluants rejetés dans l'atmosphère.

- Une étude publiée par The Lancet en mai 2001 (cette revue fait autorité au niveau mondial en matière d'études épidémiologiques) montre que même des doses de polluants très faibles ( en dessous des normes ) entraînent des modifications biologiques et des conséquences négatives pour la santé.
  ( Pollution ! )
Être exposé aux polluants atmosphériques c'est entrer en contact avec eux par l'intermédiaire de l'air ambiant. L'effet sanitaire éventuel est lié, notamment à la "dose absorbée". Cette dose est éminemment difficile à mesurer (Plan Régional IDF sur la Qualité de l'Air - PRQA, 1999)
L'impact de la pollution dépend de notre état de santé, de la concentration des polluants dans l'air, de la durée d'exposition, et de l'importance des efforts physiques que nous réalisons.
Ces quatre facteurs sont très importants dans l'évaluation précise de risques sanitaires liés à la pollution chez un individu. Et, ce dernier point est particulièrement sensible dans les zones de loisirs où les activités physiques et sportives sont nombreuses et les enfants plus fragiles présents.

Les véhicules de type diesel sont fortement émetteurs d'oxydes d'azote et de particules fines. En effet, les diesels émettent 30 à 100 fois plus de particules que les véhicules à essence, ce qui constitue 90 % des particules émises par l'ensemble des véhicules !
La composition des particules qui sont présentes dans l'atmosphère reste complexe à déterminer vu qu'elles résultent de mélanges de substances et d'agrégats dont l'origine, la granulométrie et la composition chimique varient en fonction du temps et de l'environnement.
On peut ainsi y relever du carbone, des composés minéraux d'origine tellurique ou anthropique (métaux, sels, nitrates, sulfates, composés organiques : Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques (HAP)).
L'adjonction d'additifs dans le gazole pour le rendre plus performant est également à l'origine de la toxicité des particules. Les sulfates et le carbone restent les constituants principaux des particules. De plus, celles qui sont émises par les différentes sources se modifient au cours de leur passage dans l'atmosphère. Par exemple, une particule carbonée d'origine diesel de 0,1 micromètre (µm) peut s'agglomérer avec d'autres particules et s'enrober de nitrates et de sulfates provenant de la transformation chimique des polluants gazeux.
  ( Pollution de l'air )
Dorénavant, les médias relatent quotidiennement les problèmes environnementaux. Les occasions sont malheureusement devenues multiples et la pollution atmosphérique s'impose comme un sujet qui préoccupe de plus en plus les citoyens, les journalistes, les politiques et les gouvernements.
A ce titre, les alertes sont nombreuses comme en témoigne la presse : "En Île-de-France AIRPARIF recommande aux personnes à risques (jeunes enfants, personnes asthmatiques ou allergiques, insuffisants respiratoires chroniques, personnes âgées... ) d'éviter toute activité physique intense et de respecter scrupuleusement les traitements médicaux en cours" (TF1, le 18 juillet 1999) ; "La pollution atmosphérique s'est aggravée en Île-de-France : Tous les éléments étaient conjugués pour que des pics de pollution atmosphérique soient à nouveau enregistrés (...) une météo défavorable, avec du soleil et un vent faible, une circulation routière très intense" (Le Monde, le 30 juillet 1999).

Ces deux extraits de presse écrite et de journal télévisé rendent compte des quatre composantes de la pollution atmosphérique :

* celle-ci est nuisible à la santé des personnes sensibles et vulnérables,
* les activités sportives leur sont déconseillées,
* elle se traduit par des " pics " lors de situations météorologiques anticycloniques,
* elle émane majoritairement du trafic routier.

L'état de la qualité de l'air en Île-de-France est donnée par le réseau de surveillance AIRPARIF.

Ces informations et ces préoccupations relativement récentes (elles datent d'une vingtaine d'années environ) attestent du renforcement des réseaux de mesures de la pollution atmosphérique et expliquent les agitations politiques et gouvernementales.
La journée annuelle "En ville sans ma voiture" dont les avantages ne sont pas perçus unanimement en est un exemple tout comme les efforts très récents des constructeurs automobiles qui nous proposent enfin des moteurs alternatifs (hybrides, électriques...).

Tandis que la loi sur l'air et l'utilisation rationnelle de l'énergie fut promulguée fin 1996, la même année les programmes PRIMEQUAL (qui a pour objectif de dresser un état des connaissances sur les différents aspects de la pollution atmosphérique) et PREDIT (focalisé sur la pollution des transports terrestres) se sont associés sous le terme PRIMEQUAL-PREDIT, programme national de recherche pour une meilleure qualité de l'air à l'échelle locale. Ceci, afin de maintenir la cohérence de toutes les recherches menées dans le domaine de la pollution de l'air urbain. De plus, l'année 1999 a vu apparaître les Plans Régionaux pour la Qualité de l'Air (PRQA) qui répertorient sur une échelle régionale les principaux polluants atmosphériques et l'évolution des sources d'émissions.
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